Dimanche 29 Août Motocultor Open Air 2010

 

Photos : David Sanchez. Tous droits réservés

Dimanche 29 Août

Réveil!!!!!!!! POAHHHHHH!!!!!!!

Quelle heure il est, foutre Dieu ! Oups c’est dimanche, jour du Seigneur.

Coup d’oeil sur le côté, un homme !?? Mouai, c’est Denis (Guitare Gorod). Merde, mais quelle heure il est? 9h00. Encore « un jour sans fin » je me remets le drap sur la tête… « Chui pas là » !!!!.  » Debout !!! On s’ casse dans une demi-heure ». « Bahhh… ».

Je me lève. Ca craque. Je me douche. J’ai faim.

Direction la salle « petit déjeuner ». Je descends les escaliers de l’ hôtel, c’est pas la grande forme, je colle mes lunettes noires en façade, j’éviterais les cailloux des enfants. A peine entré, la porte grince, se referme comme un piège,  les cailloux volent déjà. La Direction, les occupants nous attendent la hache entre les dents, pour une explication de texte sur la nuit passée. Confirmation donc, personne n’a dormi sur l’aile Est du bâtiment. Très poli, je remercie la direction pour le confort des chambres, j’étais à l’Ouest toute la nuit, je ne la ramène pas large quand même…

Bon, on décolle, direction Motocultor. Dernière.

Je n’ai toujours pas ma dose de café, fallait pas traîner dans le camps ennemi du resto, terrain hostile. Passage obligé au catering. On glane quelques infos, les – Banane Metallik – ne joueront pas. Parfait, on aura une heure de café de plus.

Il est temps d’installer le matos, je m’efface, je les laisse travailler. La scène, c’est comme sur un bateau, si t’as rien à y faire, tu descends.

Vous m’avez bien compris, aujourd’hui, c’est souffrance, je erre, mon sac est lourd, je croise, sur le chemin des loges, diverses sessions photos, Franky – DAGOBA – prends la pose sur un studio plein air; on échange deux mots et à très bientôt à Barbey.

Mes potes vont bientôt commencer leur set; comme à mon habitude, je stresse. Ticket Bleu.

Les conditions du jour sont comme celles de la veille, parfaites. Du moins non, elles sont meilleures, il y a plus de monde.

Les nuits se calquent sur les visages  des campeurs, certains ramassent leurs yeux tandis que d’autres les perdent radicalement. Moi, Je tombe.

Riffs, Double caisse, blast, hurlements, odeur de saucisses, la poussière se lève au passage de la horde. Réveil (deuxième, y en aura d’autres). Cest parti, c’est la dernière ligne droite du marathon Motocultor.

Le va-et-vient entre les scènes me décide à m’assoir sur la mainstage. Un dernier regard vers la Mustage, un groupe salue la foule. C’est l’heure; le nuage monte vers nous, mon coeur cogne, l’intro pèse. Loudblast est de l’autre côté de la scène, c’est toujours un peu de pression gagnée… Pour ce qui est du set ?  Le Nouveau line up semble ultra à l’aise sur scène, Sam (batteur) attire les regards, ça tappe de plus en plus fort, ça va vite, ça  passe vite, c’est vraiment calé. Hier, Neurotic, Paris extreme Fest, Widwest fuck Fest, Maryland Deathfest, Stonhenges…. Aujourd’hui ce Motocultor de prestige créditera un peu plus le groupe. LE Verdict Tombe….. Je les condame à jouer Almighty’s Murderer à vie. Fin du set, c’est pas fini pour eux, démontage, Merch, interviews.

Parfait, je repars. Under the Abyss, je reviens. Nine Eleven, violent!  Nightmare aurait mérité une Mainstage, Eternal Winter me bluffe, je ne peux plus partir. Vite Ticket Bleu.

Parce que ? Parce que ? Parce que c’est l’affluence Record de ce festival : Loudblast. Steph, regard de glace, brûle les premiers rang. Je suis dans la fosse, je me retourne clic-photos; y a beau-coup de monde, c’est beau. Bref, Loudblast prend du plaisir, il faudrait avoir des yeux de campeurs pour ne pas s’en apercevoir… C’est bon, c’est très bon, je me régale. Black Rain clic-clic-photos. J’ ai faim, je pars à table. 2 litres de café plus loin, je retourne au labeur.

Les nuits noires sont fraîches. Je suis mort. Shinning me giffle et chauffe la place de Sodom. Un truc se prépare, ça devient électrique. Koritni commence et je comprends qu’ il en faudra plus pour un dernier exutoire.

S-O-D-O-M pose sont jeu, c’est l’explosion, , un feu d’artifice, le bouquet final, je pose mon sac, je cours dans la foule j’ en peux plus, je craque, je me libère. Le set se termine, c’est la fin, les roadies éteignent les amplis. La Meute hurle à la mort. Sodom, réceptif, ne se fait pas prier une minute de plus, on rallume les amplis . C’est reparti.

Ce seront les derniers Assauts d’un Festival généreux. Une programmation osée, une armée de bénévoles sur le pont 24/24, organisation aux petits soins.

Cette fois c’est bel et bien fini, sac photo dans le coffre, je monte le son, je rentre, Jesus (Tech. Sound-Gorod)  me guide.

Veuillez recevoir mes salutations les plus dévouées.

Merci.

David Sanchez.


Vendredi 27 Août Motocultor Open Air 2010

 

Photos : David Sanchez. Tous droits réservés

Vendredi 27 Août.

Il est 5h du mat,  je claque  des dents et je monte le son.

Le café est chaud, je le bois,mon sac Photos ok mon sac de couchage ok une bouteille de Jack Ok, y a comme un air de Hellfest à la maison, des sapes traînent  en vrac sur le canapé, je verrai plus tard. Je sors et il pleut déjà… bah…. vite dans la voiture, GPS branché, je pars et je lis Séné  5h30 de Bitume. « Dans 500m tournez à droite »…. Ca y est c’est parti.

La vache il pleut grave, je prends du retard 50km/h sur l’autoroute, je me mélange à la valse des retours des vacanciers,  je prends du retard.

Le jour se lève, le temps avec… C ‘est déjà mieux, je fonce.

Saintes Niort la Roche/Yon Nantes, 5h de route et les premiers panneaux Séné sortent de terre Glop Glop je tourne le flechage du  Fest  me prend en charge (Merci l’Organisation). Je me gare, je transforme mon coffre en couchette le lit est fait. Je suis arrivé.

Hey le site est superbe au bord de la mer… classe j’irai après. D ‘abord la bise aux copain, aux copines ça raisonne comme un jour de rentrée. Je rencontre Bertrand resp. com, je prends le brief et  les Pass. C’est l’heure je prends mon sac je traverse le camping c’est certain le Motocultor Open air Fest a déjà commencé hier,, c’est sûr il a beaucoup plu, je prends la mesure des efforts des équipes techniques qui ont dû en baver, l’accés est boueux, ça colle.

Comme à la sortie d’un tunnel de végétation l’ espace s’ouvre devant moi, j’y suis. Première impression, c’est Grand, seul un corps prends forme dans le sol, c’est ma première photo.

Les guichets sont ouverts toujours personnes c’est normal c’est pas l’heure. J’ achète mes tickets. Tickets Pite Tickets Bouffes, tickets bouffes tickets pite mon coeur balance j’ ai  choisi ce sera Bleu, « Une pression s’il vous plaît ».

Je suis heureux je respire je savoure. Imaginez deux terrains de foot cote à cote, Boutiques Merch, Resto, un bar de 30m et deux scènes bien roots n’ayant rien à envier au Maryland. Rien de tel que 3 jours du métal pour se sentir vivre. j ai « le sourire du fou » je bois ma bière.

Le temps s’accélère,  la horde entre dans l’arène direction tickets bleus, les premiers riffs s’échappent, 13h30 c’est parti.

Hand of Blood se charge de réveiller les derniers couchés derrière le tunnel de végétation. La partie de Ping Pong est lancée d’une scène à l’autre. Prime Sinister, esthétique. Evil One « Back to 80′ » cool. Cherry Bloom  le duo me fait vite tripper, 1969 Was Fine, Hey!!!! Mais c’est  Madame Miss Z en plein jour?!! Glop!, Andréas Nicolas le chat les Canards vivants et un Ours « je dis Bravo Messieurs » en applaudissant, une larme roule devant tant de poésie et de vérités. Punishable Act…. La !! On rentre dans le dur ça y est, c’est la guerre le Pit marque le sol. ça enchaîne Sybreed, coup de coeur. MadBall,  New Yorkais : Sincère Direct  Percutant le Pit creuse le sol – J ai faim, je mange, j’ ai raté un groupe, je repars – Ultra Vomit, Pierrot de Montendre n’est pas venu chanter La Sourit Verte…. »C………. ». Je m’accorde une récré, c’est Bientôt l’heure de ENTOMBED je prends une bière je décide de voir si y a moyen…. de boire ma Mousse avec eux « Quel Mito »….Je me glisse en douce et ça passe Alx guitare autour du coup se chauffe les doigts me fait un sourire Ultra Brite, il ne  lâchera plus sa gratte avant de quitter la scène. Olle chauffe ses peaux, grosse ambiance de travail… Bon … Cool je vois M. Petrov se chauffer la voix…. en silence…. bouteille de vodka pas loin, un rêve, je décide de rester avec lui et on parle de la soirée, il serait bien resté plus longtemps pour voir ces potes Destruction mais impossible il faudra repartir , on parle de leur tournée Mondiale sans répit, lorsque Mitts (Guitare Madball) nous rejoint et c’est la franche accolade entre les deux monstres de la soirée, je m’efface je bois ma bière M. Petrov sa vodka, faut pas mollir. J’ aperçois Nico le bassiste venir vers le groupe, c’est l’heure, le big four s’isole à quelques mètres de nous, forme un cercle serré tête contre tête, leur match à déjà commencé. Moment privilégié je prends une photo, elle est loupée. l’ intro monte dans la nuit je me range dans la fosse et le peu de lumière ne me permettra pas de shooter longtemps, tant mieux je pose mon sac je pars dans la foule c’est le kiff. Punish Yourself avec toujours autant de couleurs et de générosité merci Miss. Et voilà c’est déjà la clôture, Pestilence a eu le temps de retrouver ses baguages (problème de sac à l’aéroport) et comme si de rien était enchaîne leur set.

j’ en peux plus il est plus d’une heure du mat mes jambes me portent jusqu’ au bar V.I.P puis plus rien je dors.


Samedi 28 Août Motocultor Open Air 2010

Photos : David Sanchez. Tous droits réservés

Samedi 28 Aout 2010
J’ouvre un oeil;  j’ai froid. Je suis seul dans mon coffre de voiture. Il est 7h30, le jour se lève, la buée coule sur les vitres . Dehors, des chiens attachés à un arbre du parking aboient de solitude. Mon bras touche la vitre, il est trempe, je me déplie, j’ouvre la portière, je me lève.
Je lève les yeux au ciel, les étoiles disparaissent pour laisser une nappe bleu, je prends une bouteille… de Jackie, je la repose, je prends une bouteille d’eau, dentifrice, brosse à dent, ça y est je suis propre.
Bon, c’est l’heure de la chasse, je pars découvrir l’ arrière pays, son rivage , ses prés salés, des mares dessinent des îlots de terre fertiles. Des échassiers s’envolent (j’ai oublié la Douze ! ) le silence se fait d’or; c’est le golf du Morbihan et c’est beau. L’or, Oui « l’Or du café mon signor ». Cap à droite toute, vers l’église, qui dit église, dit PMU, dit Boulangerie. Comme téléguidé, j’avance cadence soutenue. J’aperçois des festivaliers devant et derrière moi; c’est la transhumance vers des terres plus riches en nourriture.

Plus une place sur Les terrasses du PMU, (les chiens ont aboyé pour tout le monde ce matin). Je m’assois au comptoir et commande un litre de café. Les habitués ne quitteront pas leurs airs étonnés face à la bande de déterrés puisants dans tous les fûts du bar de bon matin. Non messieurs, vous ne serez pas seuls ce matin, à la grande joie de la direction regardant le calendrier, non, c’est pas Noël, mais ça pourrait l’être tous les ans; nul doute, le patron votera pour le Motocultor Open Fest 2011. L’ambiance est calme et sereine; je reconnais bien là la bienséance des Métaleux pourtant toujours décriés comme troubles fêtes par les biens pensants. J’envoie mon trentième SMS; une consulte sur FB, rien de nouveau. Je paie; je me lève; « merci m’sieur dame »;  cap sur la boulangerie. Là non plus, il ne reste pas grand chose. Je croise beaucoup de chevelus pris de passion pour l’épicier du coin. Retour au site. C’est Samedi, ça se note à l’affluence. Tout le monde s’active sur le pont. C’est bientôt l’heure. Le temps est idéal, mais il manque une touche de couleurs et de DB; Como Muertos le visage ensanglanté s’en charge immédiatement.Le ton est donné.

Bran Barr nous rappelle que nous sommes sur des Terres Celtes et le public fait corps. Abysse : même sensation que la veille devant Cherry Bloom; cette génération affiche sans pudeur et sans complexes leurs influences Extra Metal; Bravo. Retour sur la Mainstage. No Return Death Metal : sans concessions. Même furie 40min plus tard sur la Dave Mustage avec Destinity… Régalez vous Messieurs Dames.
My Own Private Alaska, c’est risqué, mais le pari vaut d’être tenu; merci la prod pour autant de diversité. Pas très à l’aise au départ, deux minutes suffiront à prouver qu’ils n’ont pas peur des préjugés tant leur style diffère; très convainquant.
Voici venu le temps des rires et des chants, je vous présente – High Voltage – Pas la peine de fermer les yeux pour voir le Mirage de Bon Scott. Messieurs Dames un Miracle se produirait-il devant nous ? Est-ce  un sortilège déboulant de la forêt de Brocéliande ?, dans ce petit Hellfest ? Venu d’un Band à Postiche ?! Mais oui, Brave Gens, c’est la Branlé !!!!! Oui Oui! !!! Le public ne s’y trompe pas; c’est la stupeur dans le Parc. Comme touchée par la Grâce, la foule entre en transe à chaque virage du set. Bref, tout simplement Canon!!!!!
Temps clair, pas de vent, les conditions sont optimales. la qualité sonore sera irréprochable durant tout le Fest. Arrs en profite pleinement, c’est divin. Le crépuscule approche, la lumière ocre lèche les prés. Je souffle un peu, Ticket Bleu.
Kruger m’offre le privilège de les photographier avant de monter sur scène. Merci les Mecs. Je ferai de mon mieux une fois dans la fosse face à vous. Je me rends compte rapidement que ce sera dur. Renaud bouge dans tous les sens…..ARFFF c’est Chaud, clic clic clic, je shoote, nul doute, ça fleure bon le plaisir de jouer sur cette scène. La lumière est superbe, instant….
Mon onc Serge et Anonymous : c’est en Ambassadeur de la langue de Molière, que mon Onc Serge se lance dans de grandes envolées lyriques chaque fois qu’il le peut. Ce n’est plus d’une scène, non, mais bel et bien d’une tribune, dont se sert Mon Onc. qui scande à tous ceux qui veulent l’entendre, le verbe haut, que la langue française brille…. vive Québec. Je lui décerne donc le prix d’excellence en communication et relations publics.
Tantrum : j’ ai cru voir un Front 242 version métal ?? pas vous ?? Tickets Bleus. Korpilani me dites vous ? Je vous réponds Celtes, bien entendu. Allez, fais la queue et Tickets Bleus.
Je distingue du comptoir Franky -Dagoba-, sur l’autre scène. Les celtes viennent de débuter; lui monte ses cymbales dans le calme. Il prends le temps, tout est mesuré, lumière impeccable le devoir m’appelle. Je shoote, c’est réussi. Il me tarde que ça commence; je ne savais pas encore que ce devait être Ma « Baffe » de la journée. Tiens, en parlant de baffe y en a un qui a mouché rouge cet aprem…c’est con.
Qui vois je ?? la Denrée !!! Tous les Muppets du Hellfest sont parmis nous. Je déclare cette journée de travail terminée. Je pose mon sac photo; il est grand temps de participer à cette Grandes Fête qu’est le Motocultor Open Air. Je m’incruste entre un Peignoir Vert et un peignoir Rouge, je tente de parler avec la Denrée mais c’est une Star, impossible pour lui de finir une phrase, trop sollicité entre photos et répliques de la Soupe aux Choux que lui balancent ses fans alcoolisés à deux centimètres du visage.
J’ en oublie Destruction sur la mainstage, je m’en approche mais je n’y vois rien. A contre- jour, je prends la contre allée direction mes Muppets Fest. Tickets bleus, Tickets Bleus.
Le téléphone vibre : C’est Mat -Gorod-  « On est arrivé !!!!! ». Ce soir, c’est le délice, purs moments d’amitiés éphémères, oui ce soir c’est Caviar au Bar.
2h30 « On Ferme!!! » Dit le barman.
Départ pour l’hôtel. A notre Arrivée sur les lieux, on n’est pas seuls, je reconnais des têtes vues sur scène cet âprem, je n’irais pas jusqu’à dire que l’hôtel est à l’envers mais à l’évidence personne ne dormira cette nuit. Sauf moi.